FEMMES ALLEMANDES HÉROÏQUES DANS LES ANNÉES 40… sur fond de culpabilité et de responsabilité.

Le défi de ce billet : aborder simultanément deux romans aux thématiques identiques et finalement assez peu traitées. Soit, la vie des Allemands durant la seconde guerre mondiale, et plus précisément celle des femmes. Mais aussi la culpabilité et la responsabilité personnelle face à l’histoire.
Les titres de mes lectures du jour : « Un goût de cannelle et d’espoir » de Sarah McCoy, et « Ceux qui nous sauvent » de Jenna Blum. Deux romans de femmes, sur les femmes.

Dans « Un goût de cannelle et d’espoir » nous nous retrouvons au sein d’une famille de boulangers pâtissiers Bavarois, nazie, composée des parents et de leurs deux filles, famille chez laquelle le doute n’est pas envisageable. Le patriotisme est tel que l’ainée des filles part vivre dans un Lebensborn… soit une usine de poules pondeuses destinées à produire de bons petits aryens, institution nazie qui se révélera par la suite n’être considérée par les officiers, ayant « apporté leur contribution à la fabrication d’une race aryenne pure », que comme une immense maison close gratuite !
Cependant, la nuit de Noël 1944, un grain de sable vient enrayer la vie de cette famille « sans histoire » : un petit garçon juif, échappé d’un camp de concentration, vient toquer à la porte et va transformer la jeune Elsie – 16 ans -, en héroïne malgré elle.
Soixante ans plus tard, Reba, une journaliste doit écrire un article léger sur les diverses manières de fêter Noël à travers le monde. Celle-ci repère la boulangerie pâtisserie d’Elsie, installée au Texas. Elsie accepte d’être interviewée. Reba n’imagine pas alors que grâce à cet article, toute sa vie, sa conception du monde, vont être bouleversées, qu’elle va recevoir une poignante leçon de vie !

Dans cet ouvrage, l’auteur parvient admirablement à exprimer de quelle manière les certitudes sont, peu à peu, ébranlées… que ce soit par la subtile disparition, lors de correspondances, du fameux salut final « Heil Hitler ! », comme par la mise en lumière des traumatismes ancrés chez les enfants nés au Lebensborn, ou encore par la prise de conscience des responsabilités engendrées par la décision de cacher l’enfant, mais aussi par la peur qu’implique cette folle audace.
Avec beaucoup de finesse – et surtout sans établir de comparaison -, Sarah McCoy, aborde également le sujet des immigrés clandestins et des réfugiés, des gens désespérés fuyant leur pays pour cause économique ou / et politique. Ici, des Mexicains chassés par les Etats-Unis et abandonnés par les passeurs une fois payés, et les Juifs cachés durant la guerre, que des réseaux tentaient de faire passer, notamment, en Suisse.
La désespérance s’exporte, malheureusement,  quelle que soit l’époque et le lieu.

2007, Texas…
« — Vous étiez une nazie ?
— J’étais Allemande.
— Et donc, vous souteniez les nazis ?
— J’étais Allemande, répéta Elsie. Être nazi est un positionnement politique, pas une ethnie. Le fait que je sois Allemande ne fait pas de moi une nazie.
— Mais vous alliez à une de leurs fêtes ?
— J’étais invitée par un officier pour Weihnachten, une fête de Noël. Alors j’y suis allée.
Reba lui lança un regard perplexe.
— Ça n’a rien de différent avec ici, continua Elsie. Vous pouvez aimer et soutenir vos frères, maris et pères, vos soldats, sans pour autant adhérer à la politique qui sous-tend la guerre. Je le vois tous les jours à Fort Bliss.
Elle s’adossa à son siège.
Reba s’éclaircit la voix.
— Vous ne pouvez tout de même pas comparer le régime nazi avec les Américains en Irak, c’est totalement différent.
Elsie ne cilla pas.
— Vous savez tout ce qui s’y passe ? Non. C’était pareil pour nous, à l’époque. Nous savions que certaines choses n’étaient pas bien, mais nous avions trop peur pour changer ce que nous savions, et encore plus peur de découvrir ce que nous ne savions pas. C’était notre patrie, nos hommes, notre Allemagne. Nous soutenions la nation. Bien sûr, maintenant, c’est facile pour des regards extérieurs de porter des jugements, dit-elle en levant les mains au ciel. Donc, oui, je me suis rendue à une fête nazie avec un officier nazi. Ce n’était pas tous des monstres. Tous n’étaient pas Hitler ou le docteur Mengele. Il y avait aussi des hommes normaux et même des hommes bien. On essayait de vivre. C’était déjà assez dur comme ça. »

1944, Garmisch-Partenkirchen…
« — Réveille-toi, Tobias, réveille-toi !
Elsie tapait sur le mur doucement, mais avec insistance. Tobias poussa la planche, glissa à l’extérieur en bâillant et s’étira longuement. Le trou dans le mur était juste assez grand pour qu’un petit garçon reste assis et s’allonge les jambes pliées, mais elle savait bien qu’il n’y avait rien de tel que de pouvoir s’étendre du bout des doigts aux orteils. Elle essayait de lui en offrir la possibilité tant que cela restait prudent. »

Un goût de

Dans le second livre, « Ceux qui nous sauvent », Jenna Blum nous entraine à Weimar, à côté du camp de Buchenwald, au sein d’une famille où le père, tyrannique, nazi convaincu, fréquentant les SS et les recevant à dîner chez lui, espère marier sa fille Anna à l’un d’eux… laquelle fille est amoureuse, mais pas de celui que lui destinerait bien volontiers son père.
A ce sujet vous n’en saurez pas plus, car ce serait dévoiler l’intrigue.
Rapidement la jeune femme apprendra à vivre seule avec sa fille née de ses amours clandestines, ou plutôt à survivre, faisant tout, acceptant tout pour la protéger, pour que l’enfant ne manque de rien.
Ainsi, elle deviendra, malgré elle, la « maîtresse » d’un officier SS entretenant avec elle des rapports ambigus, oscillant entre démonstrations d’affection, violence, étrange amitié, viol, horreur et même plaisir. Le sexe, arme de chantage imposée à une victime consentante malgré elle…
De cette époque, Anna conserve un tel traumatisme que jamais son époux américain ne saura qui est le père de la petite, alors même qu’il l’aura adoptée une fois marié avec Anna. Elle est incapable de parler, d’exprimer, tant la douleur demeure malgré les années qui passent.
Et pourtant, qui est cet officier nazi posant sur cette photo au côté d’Anna ? Le père de sa fille ? Un amant ? Un mari ? Cette question, qui restera sans réponse, empoisonnera la vie du couple.
En 1996, Trudy, la petite fille devenue adulte, professeur d’université, spécialiste de l’histoire de l’Allemagne, réalisera avec l’aide d’une collègue juive, une série d’interviews auprès de volontaires allemands émigrés – comme sa mère – depuis la fin de la guerre aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’elle parviendra à comprendre le passé de sa mère, les non-dits, à lever le voile sur les sacrifices de celle-ci mais aussi sur son héroïsme… puisqu’entre autres périls, avec la boulangère, elle prenait le risque fou d’aider des déportés du camp de Buchenwald en faisant passer du pain et des messages !
C’est aussi grâce à ce travail de recherche qu’elle réussira à connaître la vérité sur sa naissance… à savoir qui est son père.

Ce roman de Jenna Blum est particulièrement bien documenté, l’auteur ayant notamment eu accès à la Fondation pour la mémoire de la Shoah de Steven Spielberg, laquelle lui a offert la possibilité d’interviewer des rescapés de la Shoah.

1940, Weimar…
« —  Qu’est-ce que c’est ?
—  Un film du camp. Il y a un laboratoire de photographie que les SS utilisaient pour identifier les prisonniers. Certains détenus ont réussi à prendre des clichés des exactions commises à l’intérieur du camp. Ne me demande pas comment. Je dois m’assurer que ce film soit mis en lieu sûr.
—  Où ?
—  Quelque part en Suisse. Où exactement, je n’en sais rien. C’est mieux comme ça.
—  Alors les SS ont découvert que tu travaillais pour la… Résistance.
—  Oui.
—  Et ils cherchent le film.
—  Oui.
Max dépose la boîte dans la paume d’Anna. Le papier paraffiné qui l’enveloppe est graisseux au toucher. Sans doute imperméable.
—  Un si petit objet, commente Max. On n’imaginerait jamais qu’il puisse représenter autant de sang versé. »

1943, Berchtesgaden…
« Il se tourne vers Anna qui se crispe automatiquement, mais il se contente de déposer un baiser sur sa joue.

—  Bonne nuit, dit-il.
—  Bonne nuit.

Elle s’efforce de rester éveillée, tant il est merveilleux d’être ainsi allongée dans ce grand lit, révérée comme une épouse, à l’abri de toute agression. Ces instants sont précieux. Et trop beaux pour être vrais.
Et cela n’est pas peu dire. Car après un temps indéterminé, Anna est ramenée à la réalité par l’Obersturmführer qui se presse derrière elle, la poussant avec insistance sur le matelas. Anna est forcée de s’agripper au bord du lit pour ne pas tomber. A un moment ou à un autre, il a dû enlever son pyjama, car ses poils lui irritent la peau. Il enfouit la main dans ses cheveux tressés et tire dessus. De l’autre, il baisse son slip.
Anna reste en position fœtale. Elle a l’impression d’être un escargot qui, croyant qu’il serait en sécurité dans le monde extérieur, a pointé sa petite tête hors de sa coquille, pour être repoussé aussitôt dedans. Mentalement et physiquement, elle s’enroule à l’intérieur. »

1997, Minnesota…
« —  Mais je comprendrais, si tu voulais bien m’expliquer. Aide-moi à comprendre, Maman ! Est-ce qu’il t’a forcée ? Dans quelle circonstances ? Dis-moi ce qui s’est passé, que je puisse comprendre, du plus profond du cœur, comment tu as pu être avec un tel homme !
—  Je refuse de discuter de cela.
Elle tend la main vers la poignée de la porte. Trudy pose la sienne dessus.
—  Ou peut-être qu’il ne t’a pas forcée, après tout. Ou alors seulement au début, et puis après, tu t’es… attachée à lui ? C’est pour ça que tu refuses d’en parler, Maman ? C’est pour cette raison que tu conserves la photographie depuis toutes ces années ?
Le bras d’Anna retombe le long de son corps.
—  Quelle photographie ?
—  La photo de vous deux, répond Trudy, triomphante. Avec moi, sur tes genoux. Elle était dans ta commode à la ferme. Et maintenant, elle est dans mon tiroir à chaussettes.
—  Oh, celle-là, murmure Anna horrifiée.
—  Oui, celle-là. Je connais son existence depuis que je suis petite. Et pour quelle raison la garder tout ce temps si tu ne tenais pas à lui ? Si tu ne l’aimais pas…
Anna s’avance et la gifle de toutes ses forces. »

Ceux qui...

Je n’avais rien prémédité en faisant l’acquisition de ces livres. J’avais à peine lu le pitch au dos, que j’étais déjà séduite. C’est en commençant le second roman que j’ai capté la similitude des univers !

Ainsi…
1 / Chaque roman alterne chapitres consacrés aux années 40 en Allemagne, et chapitres se déroulant aux Etats-Unis à l’époque contemporaine.
Je ne m’y attendais pas et d’habitude, j’évite le genre flash back (le style Claude Lelouch, je ne suis pas fan !), mais ça ne m’a finalement pas dérangée, voire cela a renforcé le suspens ; le fameux, « et alors ???!!! ».
2 / Des femmes courageuses en sont les protagonistes. Parfois femmes héroïques par conviction, mais aussi femmes devenues héroïques à la faveur des évènements, suite à de « malheureuses » circonstances ayant provoqué une salutaire, mais dangereuse, prise de conscience.
3 / Les femmes, bien que ne partant pas à la guerre, sont particulièrement exposées, puisque seules et donc proies idéales face aux violences sexuelles répétitives… consenties pour demeurer en vie.
Les deux romans pointent à quel point le viol est une arme classique, une arme de terreur qui, dans un régime totalitaire, et lorsqu’elle est utilisée par les hommes appartenant au parti en place, permet d’obtenir soumission totale et silence.
4 / Ce sont les filles des héroïnes allemandes, vivant depuis la fin de la guerre aux Etats-Unis, qui sont les dépositaires de la mémoire de leurs mères… parfois bien malgré ces dernières, les traumatismes subis les ayant murées dans un pesant et destructeur mutisme.
5 / Il est naturellement impossible d’évoquer cette sombre période sans parler des juifs. Ils ont été la source de comportements héroïques.
6 / Les deux ouvrages se déroulent en partie dans une boulangerie. Sans doute n’est-ce pas un hasard : le pain étant un des aliments les plus recherchés et nourrissants en temps de guerre, et donc de pénurie.
7 / La peur est constante. La peur de son voisin, des dénonciations, mais aussi celle, plus pernicieuse encore, des délations.
Alors, chacun fait semblant, côtoie des officiers nazis tout en cultivant ses secrets…

Et maintenant si vous me demandez quel livre j’ai préféré, je serai bien incapable de vous répondre ! Ils sont aussi attachants, passionnants, émouvants, l’un que l’autre. Ils se croisent, se complètent… ils nous rappellent que les Allemands de cette époque n’étaient pas différents de nous, que le monstre n’est parfois pas très loin du héros.
Alors, un conseil : lisez ces deux romans ! Et n’oubliez de revenir me dire ce que vous en aurez pensé…

« Un goût de cannelle et d’espoir » de Sarah McCoy, chez Pocket,  8,20€
« Ceux qui nous sauvent » de Jenna Blum, au Livre de Poche, 7,50€.

Avis billet Petit Lu

Publicités
Cet article, publié dans EN EUROPE, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

13 commentaires pour FEMMES ALLEMANDES HÉROÏQUES DANS LES ANNÉES 40… sur fond de culpabilité et de responsabilité.

  1. Magali Rosa dit :

    Très beau billet qui m’a donné envie …

    J'aime

  2. LYDIE dit :

    Espérons que tu ne sois pas la seule…
    Merci. 😉

    J'aime

  3. Cécile C dit :

    Bonjour,
    J’ai lu un goût de cannelle et d’espoir que jai beaucoup beaucoup aimé. Je ne connais pas l’autre roman mais si je le trouve chez mon libraire préféré why not.
    C’est fou d’imaginer que l’héroïsme part souvent de drames. Ces femmes sont fortes et sont admirables.
    Merci pour cet article

    J'aime

    • LYDIE dit :

      Hello Cécile !
      Eh bien disons que  » Ceux qui nous sauvent  » est plus dur sans doute. Il présente cependant l’avantage d’être écrit suite à des recherches très approfondies sur les Juifs, la Shoah, l’Allemagne nazie. Mais il n’y a pas de passages sur les camps par exemple, il ne faut pas craindre d’être confronté à des scènes insupportables… ce qui personnellement me ferait fuir (j’ai eu ma dose familiale lors de ma jeunesse). C’est une époque violente, une époque de peur et de manque, et l’auteur sait très bien en parler en intégrant la réalité à ses écrits romanesques. C’est aussi, ne l’oublions pas, une époque qui a permis l’émergence de toute la bonté, l’humanité, que certains êtres recèlent au fond d’eux.

      J'aime

  4. Stéphanie dit :

    Clairement, le McCoy va s’ajouter à ma Pal, rien que pour cela je ne te remercie pas. Essayer de regarder l’histoire par ce bout de la lorgnette est intelligent, et pour ma part ce sera je crois une première. Je te ferai un retour et te dirai si mon enthousiasme est compatible avec le tien !

    J'aime

    • LYDIE dit :

      Oh cool ! J’ai hâte d’avoir ton avis… (Cécile, juste au-dessus, dit avoir beaucoup aimé ! Youpi !)
      Tu sais, je me suis astreinte à un exercice difficile : tant que ma PAL ne diminue pas significativement, je me refuse à entrer dans une librairie. Je boude Cultura notamment, qui est l’antre du diable ! (par contre, je tiens à jour une liste d’achats à venir !)
      J’adore l’histoire, et j’adore la littérature… d’où ces choix récurrents mêlant les deux genres. A venir, la critique d’un roman historico chinois au début du 20ème siècle…
      Et puis j’aime changer d’époques, de lieux… m’évader, voyager…

      J'aime

  5. Nathalie Z dit :

    J’ai lu « Un goût de canelle et d’espoir  » en Août dernier. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce livre mais je l’ai trouvé un peu fouillis. L’histoire d’Elsie se suffit à elle-même et si Reba est nécessaire à la construction du roman (les flashs back ne me gênent pas )son histoire à elle me paraît être inutile et parasite. Je lirai avec plaisir « Ceux qui nous sauvent « ,cette période de l’histoire me touchant particulièrement.

    J'aime

    • LYDIE dit :

      L’histoire de Reba permet justement de parler des réfugiés à travers le temps, puisque sans son amoureux garde frontière américain, fils de parents eux-mêmes immigrés mexicains, comment l’auteur aurait-elle pu introduire le sujet ? Car, pour passer des Juifs fuyant en Suisse pour cause de Shoah, aux immigrés économiques mexicains fuyant aux Etats-Unis, il fallait bien établir un pont pour y parvenir. Et c’est l’histoire de Reba, à travers son amoureux lui faisant part de ses doutes professionnels, qui sert de passerelle pour aborder le sujet des réfugiés actuels.
      Que penses-tu de mes arguments « géniaux » ?! 😉

      Je crois que nous partageons un intérêt commun pour cette période Nathalie. Sans doute pour des raisons connexes.

      Merci infiniment pour ton retour. J’attends maintenant celui sur le second ouvrage…

      J'aime

  6. unfilalapage dit :

    J’ai lu Un goût de cannelle et d’espoir. J’ai aimé la partie se déroulant à l’époque, mais beaucoup le récit contemporain, long et ennuyeux.
    Je ne connais pas le deuxième titre que tu évoques.

    J'aime

  7. La Carne dit :

    « ceux qui nous sauvent » aura a priori plus ma faveur, juste parce que j’ai le sentiment que l’histoire d’Anna me touchera plus.
    Ça n’a rien à voir mais, chez ma grand-mère, j’ai récupéré sans trop réfléchir 4 livres. J’ai pris les plus vieux, les plus abimés, ceux qui sentaient le livre ancien. L’un d’eux est un témoignage d’un homme revenu d’un camp, tiré en 200 exemplaires. bref. Je sais plus pourquoi je disais ça… 🙂

    J'aime

    • LYDIE dit :

      Parce que c’est en rapport avec le thème du blog, et même de ce billet… Je me serais plus inquiétée si, ici du moins, et soudainement, tu m’avais parlé de… cuisine ! 😉 Surtout toi !…
      Logique que tu y penses, car sa disparition est toute récente. Tu as besoin d’en parler, de te rappeler, d’évacuer. Et puis, on en reparlera dans une semaine justement. La cuisine je doute (ou si, pour rire de tes exploits), mais de bouquins, et très certainement de ceux de ta Grand-Mère…
      C’est bien que tu aies pu trouver de petits objets à garder. La valeur, je suis comme toi, je m’en fiche, mais avoir un souvenir matériel perso, l’objet qui me rappelle la personne que j’aimais. D’un oncle j’ai un diapason, et de l’autre un bouquin de cuisine justement. Deux objets les caractérisant et sur lesquels je lorgnais.

      Aimé par 1 personne

UN SABLÉ MAISON À M'OFFRIR ? C'EST CI-DESSOUS !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s